Les qualités du prophète Mohamad

Introduction aux qualités du Prophète

Le Prophète a le plus parfait et le plus noble caractère parmi les créatures de Dieu.

Allah dit: « Et tu es certes, d'une moralité imminente. » [Coran 68 :4]

De même, le Prophète a dit : "Mon Seigneur m'a éduqué et l'a (donc) fait de bonne manière".

Il a dit aussi : "J'ai été envoyé pour parfaire les nobles caractères".

Il doit donc être pris comme exemple dans Ses qualités

Il a dit aussi : « En effet, vous avez dans le Messager d'Allah un excellent modèle [à suivre], pour quiconque espère en Allah et au Jour dernier et invoque Allah fréquemment. » [Coran 33 :21]

Témoignages de non-musulmans à son sujet

George Bernard Shaw a dit : "Je le crois que si un homme comme lui devait assumer la dictature du monde moderne, il réussirait à trouver des solutions aux problèmes tout en apportant la paix et le bien-être tant désirés. L'Europe commence à être séduite par les principes de Muhammad. Dans le siècle à venir, elle pourrait aller jusqu'à la reconnaissance de l'utilité de ces principes pour régler ses problèmes."

Lamartine, dans son long tribut au Prophète (PSL) a écrit : "Si la noblesse des intentions, la petitesse des moyens et la grandeur des résultats sont les trois critères du génie humain, qui oserait comparer n'importe quel grand homme de l'histoire moderne à Muhammad".

Gandhi écrivit ceci à propos du Prophète de l'Islam : "Je deviens plus convaincu que jamais que ce n'était pas par l'épée que l'Islam s'est fait sa place à l'époque. C'était la profonde simplicité, l'auto-effacement prononcé du Prophète, la scrupuleuse application des engagements, son intense dévotion envers ses amis et fidèles, ainsi que son intrépidité, son courage et sa confiance absolue en Dieu et en sa mission. C'est grâce à tout cela, et non à cause de l'épée, que tous les obstacles ont pu être surmontés"

Le savoir-vivre du Prophète

Il ne suivait, ni ne fixait les choses du regard pesant. Le coup d'œil rapide était chez lui le plus courant et son regard vers le sol était plus long que celui vers le ciel.

Quand il marchait avec ses compagnons, il ne les devançait pas et saluait le premier, celui qu'il rencontrait.

Il parlait avec le "summum du langage" (*). Sa parole était distincte, sans verbiage ni brièveté, selon le besoin. Car cela fait partie de la sagesse. (Et car) il disait : "Parmi la bonne façon qu'a la personne de pratiquer l'islam, il est pour elle de laisser ce qu'il ne la regarde pas". Il disait aussi : "Celui qui croit en Allah et au Jour Dernier, qu'il dise du bien ou qu'il se taise".

Il articulait bien ses mots pour se faire entendre et comprendre. Il ne parlait pas inutilement et avait de longs silences.

Il était souvent sujet à la tristesse et constamment dans la réflexion. Facilement abordable, ni hautain ni banal. Il exaltait le bienfait, si minime soit-il, sans critique ni flatterie.

Le manque d'un avantage matériel ne le met pas en colère. Par contre, lorsqu'il s'agit de la vérité et du droit, sa colère est indomptable et il devient intransigeant jusqu'à la victoire. Mais, pour sa propre personne, il ne s'emportait, ni ne se vengeait.

S'il se fâchait, il se détournait, et s'il se réjouissait, il abaissait le regard. Le plus souvent son rire était un sourire, laissant voir des dents blanches comme neige.

Quand il parlait ou saluait ou demandait la permission d'entrer, il le répétait trois fois, pour être mieux entendu et compris. Le devoir qu'il avait de transmettre la religion, l'incitait à le faire.

Il s'associait à la discussion courante avec ses compagnons. S'ils discutaient des choses de la vie, de la vie dernière, de nourriture ou de boisson, il le faisait avec eux.

En s'asseyant, il dressait les genoux et les entourait des mains. Et s'il s'asseyait pour manger, il dressait la jambe droite et s'asseyait sur la gauche.

Il ne critiquait jamais une nourriture qu'on lui présentait. Si elle lui plaisait, il en mangeait, autrement il la laissait.

(*) "summum du langage" : [jawâmi' al-kalim] : donner en peu de mots la plus grande utilité par la richesse des significations, la facilité à être compris, la maîtrise de la langue…

La noblesse de caractère du Prophète

Dans le hadith authentique, on cite : "Les plus nobles en caractère parmi les croyants sont les plus accomplis dans la foi".

"Parmi ceux que j'aime le plus parmi vous et qui seront les plus rapprochés de moi le jour de la résurrection, sont ceux qui ont les nobles caractères".

"Qu'est-ce que la piété", lui demanda-t-on ? "C'est le bon caractère", répondit-il.

On l'interrogea aussi sur les actions les plus méritoires. Il dit : "La noblesse de caractère".

De ce fait, avoir un bon caractère vaut mieux que posséder or et argent. La voie pour cela est de prendre exemple de l'Apôtre, grâce et salut sur Lui.

La générosité du Prophète

Sa générosité était proverbiale. Jamais il ne refusait de donner ce qu'on lui demandait, s'il le possédait.

Un homme le voyant porter un habit, le lui demanda. Le Prophète rentra chez lui, l'ôta et le lui remit.

D'après Jaber Ben 'AbdAllah : "L'Envoyé d'Allah n'a jamais répondu par non à une demande". (al-Boukhâri, Mouslim)

Anas Ben Malik dit quant à lui : "Jamais l'Envoyé d'Allah n'a été sollicité de donner une chose dans (l'intérêt) de l'islam qu'il ne l'ait octroyée".

Un homme lui demanda (quelque chose). Il lui donna alors un troupeau de moutons entre deux montagnes. L'homme revint auprès des siens et leur dit : "O gens ! Entrez dans l'islam, car Mohamed fait des dons de celui qui ne craint pas le besoin".

Ainsi, il arrivait qu'un homme vint au Prophète (PSL) ne recherchant qu'un bien terrestre, mais le soir venu, sa religion lui était plus chère que toute la terre et ce qu'elle contient.

Interrogé sur la libéralité du Prophète (PSL), Ibn 'Abbâs répondit : "Le Prophète d'Allah était le plus généreux des hommes, particulièrement au mois de Ramadân, lorsque le rencontrait l'Ange Gabriel avec la révélation et lui enseignait le Coran. Sa générosité était ininterrompue comme le souffle continu du vent bénéfique". (rapporté par Al-Boukhâri et Mouslim)

On lui apporta une somme de quatre vingt dix mille dirhams qu'on versa sur une natte. Il se mit à la partager et aucun solliciteur ne fut exclu jusqu'à qu'il en eût fini.

Il donna à Al-'Abbâs en or ce qu'il ne put porter.

A Mou'awwad Ben 'Afrâ, qui lui dit don de dattes et de courges, il remplit la main en bijoux et en or.

Un homme vint lui demander l'aumône.
- "Je n'ai rien avec moi, lui répondit-il, mais va acheter à crédit à mon nom et s'il nous vient quelque chose, nous le rembourserons".

La magnanimité du Prophète

Il s'agit de la maîtrise de soi au point de ne rien montrer en paroles ou en actes, de désagréable, au moment de la colère.

Lorsque le Prophète (PSL) fut blessé à la bataille d'Ouhoud et que la maille de son casque s'enfonçait dans sa chair, il dit : "Seigneur, pardonne à mon peuple, car ils ne savent pas". C'est là le haut degré de magnanimité et de patience.

Quand DhoulKhoweyçira lui dit : "Sois équitable, car ce partage n'est pas fait en vu d'Allah! "
Il fit alors preuve de patience à son égard et lui dit : "Qui donc sera équitable si je ne le suis pas ? ". Il ne le punit pas, ni permit à ses compagnons de le faire.

Un bédouin le tira brutalement par son habit, en lui laissant des traces au cou et lui dit : "Charge mes deux chameaux que voici, du bien d'Allah que tu as. Tu n'auras pas chargé alors de ton bien ou du bien de ton père !"
Il fut magnanime à son égard et lui répondit uniquement : "Le bien est le bien d'Allah et je suis son adorateur. Et il peut être demandé réparation, ô bédouin, de ce que tu m'as fait".
"Non, (il n'en sera rien)" dit l'homme".
"Pourquoi", reprit le Prophète (PSL)
"Parce que tu ne rends pas le mal par le mal" répondit-il !
Le Prophète (PSL) rit et ordonna de lui charger un chameau d'orge et l'autre de dattes.

On n'a jamais rapporté que le Prophète (PSL) s'est vengé pour un outrage personnel, ou battu un domestique ou une femme. A ce sujet, 'Aicha (R.a) dit : "Je n'ai jamais vu l'Envoyé d'Allah (PSL) faire front pour réparer une injustice contre lui-même, sauf pour une transgression envers Allah. Et jamais, il ne leva la main sur quelqu'un, sauf au combat dans la voie d'Allah. Il n'a jamais frappé de domestique ni de femme".

Zeyd Ben Sa'na, un savant juif de Médine vint au Prophète (PSL) exiger sa créance. Il lui tira l'habit de son épaule, le prit au col brutalement et lui dit avec dureté :
"Vous, les Beni 'AbdelMottalib, vous atermoyez vos dettes !" 'Omar (R.a) alors, le réprimanda et durcit le ton. Le Prophète (PSL) sourit et lui dit : "Moi et lui, nous avions plus besoin d'autre chose de ta part, ô 'Omar : que tu me recommandes de bien régler ma dette, et que tu lui recommandes de réclamer son dû de bonne façon". Puis il ajouta : "Il reste (en fait) au terme (de la dette) trois (jours)". Et il ordonna à 'Omar de le payer et de lui donner en plus vingt mesures " çâ ", pour l'avoir effrayé.
Ce fut la cause de l'entrée à l'islam de cet homme qui disait : "Il ne manquait aucun signe parmi les signes de la prophétie de Mohamed (PSL), que je ne reconnus, sauf deux : sa magnanimité prime sa colère et le surplus d'emportement aveugle ne fait qu'ajouter à sa magnanimité. Ainsi, je l'éprouvai avec cette histoire "de dette"". Et il le trouva alors, tel que décrit (dans les anciens livres)

La clémence du Prophète

C'est la renonciation à la réparation d'une offense subie par soi-même alors qu'on a le droit et le pouvoir de le faire.

'Aicha (R.a) dit : "l'Envoyé d'Allah (PSL) ne fut placé devant deux possibilités sans qu'il ne choisisse la plus simple, tant qu'elle n'était pas un pêché. Si c'était un pêché, il en était le plus éloigné. Il n'a pas tiré vengeance pour lui-même, sauf s'il s'agissait d'une transgression à l'égard d'Allah, le Très Haut. Il le faisait alors en vu d'Allah".

Lors d'une expédition , alors que le Prophète (PSL) faisait la sieste seul, à l'ombre d'un arbre, Ghawrath Ben Hârith vint pour le tuer, jusqu'à ce qu'il le vit debout devant lui, l'épée dégainée.
"Qui peut te sauver de moi, lui dit l'homme ?"
"Allah !", lui répondit le Prophète (PSL).
L'épée tomba soudain de la main de l'agresseur. Alors l'Envoyé d'Allah (PSL) s'en saisit et lui dit: "Qui peut te sauver ?"
"Sois le meilleur redresseur", lui dit Ghawrath. L'Apôtre lui accorda son pardon et le laissa partir. L'homme retourna auprès des siens. "Je reviens de chez le meilleur des hommes", leur dit-il !

Lors de l'entrée de la mosquée sacrée, au matin de la Victoire, il trouva les grands personnages de Qoreych, têtes basses, attendant la sentence de l'Envoyé d'Allah (PSL), victorieux sur eux. Il dit alors :
"Peuple de Qoreych ! Qu'attendez-vous que je fasse avec vous ?"
"Un frère généreux, fils d'un frère généreux", répondirent-ils !
"Allez, vous êtes libres", dit-il alors ! Ainsi, il leur pardonna, après tous les torts qu'ils lui firent subir ainsi qu'à ses compagnons. Il n'a ni réprimandé, ni battu, ni tué.

Labid Ben Al-A'çam le juif, pratiqua contre lui une sorcellerie. La révélation descendit à ce sujet (l'informant). Il lui pardonna et ne le poursuivit pas. Il n'est même pas rapporté qu'il le blâma de quelque blâme que ce fût.

Sur le chemin de Médine, lors de son retour de Taboûk, les hypocrites complotèrent contre sa vie. Il le sut. On lui suggéra, alors contre eux (des sanctions). Cependant, il leur pardonna et dit :"On n'aura pas à dire que Mohamed tue (ce qui paraît pour les infidèles être) ses compagnons !"

Un homme vint pour attenter à sa vie et fut découvert. Ses compagnons dirent : "Il est venu pour te tuer ! " L'homme trembla de peur.
"N'aie rien à craindre, n'aie rien à craindre, lui dit-il. Et si même tu l'avais voulu, tu n'aurais pu m'atteindre". En effet, Allah l'informa qu'il était protégé contre les hommes. Il lui pardonna, alors que celui-ci avait voulu le tuer. Bénédiction et salut de Dieu soient sur lui, sa famille et ses compagnons.

Le courage du Prophète

Noble qualité, surtout lorsqu'il est aussi dans l'esprit et le cœur, et que son auteur est un homme de foi et de science.
Celui du cœur, fait que l'homme ne craint pas ce qui est redouté d'habitude. Il brave résolument ce qui menace.
Celui de la raison, est de persévérer dans sa conviction sans appréhender les conséquences, tant qu'il Combats apparaît qu'elle est vraie et juste.

Le Prophète (PSL) était le plus courageux des hommes. Jamais, on n'a vu de semblable. Ainsi, Allah le Très Haut le chargea de mener le combat (même) seul: « Combats donc dans le sentier d'Allah, tu n'es responsable que de toi même, et incite les croyants (au combat) Allah arrêtera certes la violence des mécréants. Allah est plus redoutable en force et plus sévère en punition. » [Coran 4 :84]

'Ali ben Abou Talib (R.a), connu pour son héroïsme exemplaire, dit : "Quand la bataille fait rage et que les faces rougissent (de colère), nous nous retranchions derrière l'Envoyé d'Allah (PSL) ".

A Ouhoud, lorsque les combattants battirent en retraite et que les plus braves furent désespérés, le Prophète (PSL)  fit front fougueusement jusqu'à ce que ses compagnons revinssent l'entourer et combattre autour de lui, jusqu'à la fin de la bataille.

A Hounayn, ses compagnons furent mis en déroute par l'ennemi qui leur tendit les embuscades. L'Apôtre d'Allah (PSL) resta seul sur le champ de bataille. Au dos de sa mule, il disait alors : "Je suis l'Apôtre en vérité (lâ kadihb), je suis fils de 'AbdelMottalib ! "
Il ne cessa de se battre et appelait les croyants : "Vers moi, serviteurs d'Allah… !"
Ses compagnons reprirent le combat et infligèrent une défaite immédiate à l'ennemi.

A la bataille d'Ouhoud, en plein combat, le damné Obey Ben Khalaf s'écria : "Où est Mohamed ? Que je périsse si je ne le tue pas !" Il fonça à cheval en direction du Prophète (PSL). Des hommes parmi les musulmans lui barrèrent le chemin.
"Laissez lui la voie", leur dit l'Envoyé d'Allah !
Puis, se saisissant de la lance à la main d'al-Hârith Ben Camma, il s'élança brusquement d'entre ses compagnons qu'ils en furent désespérés, tels les poils du chameau lorsqu'il s'agite. Puis, lui faisant face, il le transperça largement au cou. Obey tomba soudainement de son cheval, au sol, en hurlant : " Mohamed m'a tué ! " Il mourut à Sarif, au retour à la Mecque avec l'armée Qoreychite.
Les Médinois furent mis en émoi, une nuit, par des cris et se dépêchèrent vers la source du bruit. Mais le Prophète (PSL) était déjà de retour et les avait déjà devancés. Il était parti immédiatement s'en enquérir, l'épée au cou, monté sur un cheval descellé appartenant à Abou Talha. " N'ayez crainte, leur dit-il ! "
Sur cela, Anas ben Mâlik dit : "Le Prophète (PSL)  était le meilleur des hommes". Puis, Anas, rapporta l'épisode.

'Omrân ben Hosayn (R.a) atteste, et il est véridique : "L'Envoyé d'Allah (PSL) ne rencontra une troupe ennemie qu'il ne fût le premier (d'entre nous) à frapper".

La patience du Prophète

Qualité par laquelle on maîtrise son âme à persévérer dans l'obéissance à Allah, à s'abstenir de Lui désobéir et à accepter Ses arrêts sans emportement ni mécontentement. Ce sont là, les trois domaines où doit se manifester la patience. C'est une qualité des plus noble, qu'il faut s'efforcer d'acquérir et à laquelle on s'habitue petit à petit.

Durant sa mission, qui dura vingt trois ans, le Prophète (PSL)  fit preuve d'une grande patience, sans s'alarmer ni se lasser de transmettre le message qui atteignit les horizons qu'Allah a voulus.

Il a également supporté les mauvais traitements des Qoreychites : ils l'ont frappé, jeté sur son dos (lors de sa prière) l'enveloppe fœtale d'un chamelon. Ils l'ont mis en quarantaine trois ans, avec les Beni Hâchem, dans le vallon d'Abou Talib, l'ont condamné à mort et envoyé des hommes pour l'exécuter.

Mais Allah le protégea.

Tout cela ne l'a pas ébranlé, il continua sa mission et diffusa la religion au proche et à l'éloigné.

Sa patience, l'année de la peine, où mourut Khadidja, l'épouse chère et Abou Talib, le défenseur dévoué. Tout cela ne l'abattit pas ni ne l'affaiblit.

Sa patience apparut lors des batailles, telles que Badr, Ohod, le Fossé, la prise de la Mecque, Honeyn, Taef, Taboûk…

Lors de ces batailles, le Prophète (PSL) ne faiblit pas, ni ne fléchit, ni perdit le moral et cela durant dix ans sans relâche.

Sa patience face au complot des juifs à Médine, et de leur attisement des arabes en coalition, pour venir au bout de lui et de sa mission..

Il supporta patiemment la faim et quitta ce monde sans avoir été rassasié de pain d'orge, deux fois en un jour.

En face de telles épreuves, il ne faiblit pas et ni sa noblesse, ni son honneur ne furent atteints.

Mais Allah a préservé le Prophète (PSL). Il l'a doté de patience, l'a réconforté, l'a protégé et fortifié pour accomplir sa mission et faire de lui un exemple pour tous les hommes. Que le salut et la bénédiction d' Allah soient sur lui (PSL).

La justice du Prophète

Le Prophète (PSL) était équitable dans ses propos, ses actes et décisions. Il était d'une impartialité inflexible. C'était son caractère propre et sa réputation, avant même l'islam

Ainsi, par exemple, lorsque Qoreych lui confia l'arbitrage pour la pose de la Pierre Noire, après un grave différent entre eux.

Lorsque la Makhzoûmite vola et qu'il sembla difficile aux musulmans (sa famille et Qoreych) de lui appliquer la peine entraînant l'amputation de sa main, et qu'ils envoyèrent alors intercéder en sa faveur Ousâma Ben Zeyd, être cher, fils d'un être cher au Prophète, celui-ci lui dit : "Est-ce que pour une peine parmi les peines instituées par Allah tu intercèdes (*), ô Ousâma. Par Allah, si même Fatima fille de Mohamed avait volé, je lui aurai coupé la main !"

Ce fût là, une preuve éclatante de sa justice.

Le Prophète (PSL)  avait neuf femmes. Il tâchait d'être le plus juste entre elles. Mais craignant quelque impartialité, il s'excusait auprès d'Allah et disait : "Seigneur ! C'est le partage que je peux faire. Ne me tiens pas rigueur de ce qui est de ton domaine et qui me dépasse". (²)

Lorsque le bédouin lui dit : "Sois équitable ! Ce partage n'est pas pour plaire à Allah !" Il lui répondit alors : "Préserve ta personne de sa perte [wayhak] ! Qui serait donc juste, si je n'étais pas équitable ? Quelle déception et quelle perte pour moi, si je ne pratiquais pas la justice ! "

D'autre part, le Prophète (PSL) divisait son temps en trois parties : une pour son Seigneur, le Très Haut, une pour sa famille et la troisième pour lui-même. Il partageait celle pour lui-même, entre lui et les gens. Ainsi, il s'aidait de notables pour instruire le commun du peuple et disait : "Rapportez-moi les requêtes de ceux qui ne peuvent me les formuler. Car celui qui transmet la requête de qui ne peut la communiquer, Allah lui assurera la sérénité le jour de la grande épouvante".

Al-Hasan (R.a), son petit-fils disait : "L'Envoyé d'Allah (PSL), ne culpabilisait personne à partir d'une (simple) accusation ou pour la faute d'un autre, ni confirmait les paroles de quelqu'un contre un autre".

Ainsi se manifeste sa justice qui appelle tout croyant à s'en imprégner.

(*) A cet endroit du hadith, Boukhari et Mouslim rapportent (d'après 'Aicha) : " …Ensuite, le Prophète se leva et fit un discours : ô gens ! Ont péri ceux qui vous ont précédés, car lorsque volait le noble (en lignée), comme le Makhzoûmite) parmi eux, ils le laissaient, et lorsque volait le faible parmi eux, ils lui appliquaient la peine. " Nombres conditions restreignent l'application de la " sariqa " en question qui n'a pas le sens large et vague de "vol" (voir les livres de droit). En plus, aussi, de nombreuses règles de procédures instituées par l'islam telles "la preuve incombe au demandeur", "la présomption d'innocence en l'absence de preuves". "Surtout, les peines de " hadd ", comme la " sariqa ", ne sont sujettes à l'application que si l'affaire arrive jusqu'au juge, (comme ce fut le cas pour la Makhzoûmite). Autrement, les gens devraient trouver une conciliation et ne pas ébruiter les choses comme le conseillait l'Envoyé d'Allah (PSL).

(²) En effet, si l'homme est tenu obligatoirement de l'équité envers ses femmes, quant aux dépenses ménagères et au partage des nuits, choses que le Créateur a rendu possibles, il n'a par contre pas été tenu de l'impossible, tel ce qui concerne le domaine de l'attirance de l'âme, plus ou moins forte pour telle ou telle créature licite.

L'ascétisme du Prophète

Se détacher de la convoitise de ce monde. Cela prémunit donc contre cette convoitise et amène l'homme à se contenter du juste nécessaire.

L'Apôtre d'Allah ((PSL) était le plus détaché, quant aux biens de ce monde, parmi les hommes. C'était l'un de ses nobles caractères.

Il a été rapporté d'après 'Âicha (R.a) que l'oreiller sur lequel le Prophète (PSL) s'appuyait pour dormir était en cuir bourré d'écorces. (Abû Dâwûd et Ahmad et cité dans : sahîh al-djâmi' n° 4714)

D'après Ibn Abbas (R.a), 'Umar Ibn Al-Khattâb (R.a) était entré chez le Prophète (PSL) et le trouvait assis sur une natte qui avait laissé des traces sur son noble flanc et lui avait dit :
- « Ô Prophète d'Allah, ne peux-tu pas te trouver une natte plus souple que ça ? »
- « Qu'est ce que j'ai à faire de la vie d'ici-bas ? Par rapport à elle, je ne suis que comme une personne qui voyage à dos d'une monture au cours d'un jour d'été et qui se réfugie un moment sous l'ombre d'un arbre, s'y repose (brièvement) puis le quitte. ». (Ahmad et Al-Hâkim, cité dans : sahîh al-djâmi' n° 5545).

A son retour de Taef, blessé et en peine, Allah lui proposa de lui changer les deux montagnes de la Mecque) en or et en argent. Il dit alors : "Mon Seigneur. Je me rassasie un jour et T'en remercie, et je supporte la faim un autre et T'invoque et Te supplie". (*)

Ce qui apparaît le plus de son détachement est son invocation répétée : "Seigneur, Fais que la subsistance de la famille de Mohamed soit ce qui suffit".

Et dans le terme "subsistance" il y a déjà le sens de ce qui pourvoit, sans surplus ni diminution. Il disait aussi : "Le peu qui suffit vaut mieux que trop qui préoccupe…"

'Aicha (R.a) dit : "L'Envoyé d'Allah (PSL)  mourut et il n'y avait pas dans ma chambre de quoi manger pour une créature ayant un foie, si ce n'est une moitié (de pain) d'orge sur une étagère à moi".

Et il mourut en ayant gagé son armure chez un juif, pour trente mesures " çà " d'orge.

(*) L'auteur note ici qu'il a rapporté le hadith dans sa signification et non dans sa lettre.

La pudeur du Prophète

Elle est inséparable de la foi, elle est bien en tout. C'est le sentiment éprouvé par peur de commettre un acte répréhensible ou de dire un propos désobligeant. Cela apparaît par une rougeur au visage et le renoncement à ce qui pourrait dégrader ou attirer des critiques. Elle est chez la femme au rang du courage chez l'homme.

Abou Sa'id Al-Khoudri, (R.a) a dit : "L'Envoyé d'Allah (PSL) avait plus de pudeur que la vierge derrière le rideau de sa chambre, et lorsqu'il n'aimait pas une chose, cela nous apparaissait à son visage". (al-Boukhâri, Mouslim)

'Aicha (R.a)a dit : "L'Apôtre ((PSL)  lorsqu'il lui était apparu de quelqu'un ce qu'il réprouve, ne nommait pas alors la personne en question, mais disait : "Qu'en est-il de gens qui font telle ou telle chose ou disent telle ou telle chose…" Il dénonçait la chose mais ne nommait pas la personne".

Anas ben Mâlik (R.a) a dit : "Un homme entra en présence du Prophète (R.a) avec des traces jaunâtres, mais il ne lui fit aucune remarque. En effet, personne n'avait à faire face, de sa part, à quelque chose de blessant. Ainsi, lorsque l'homme sortit, il dit (à ceux avec lui) : "Si vous pouviez lui dire qu'il lave cela". (*) C'est-à-dire les traces jaunâtres sur son vêtement". (Abou Dâwoud)

'Aicha (R.a) a dit : "L'Envoyé d'Allah (PSL)  n'était ni indécent, ni grossier, ni criard dans les souks. Il ne rendait pas le mal (à son égard) par le mal, mais il pardonnait et effaçait". (Al-Boukhâri)

Ceci d'ailleurs, est sa description dans la Thora, comme l'a rapporté 'AbdAllah Ben Salâm (R.a).

'Aicha (R.a) rapporte : "Je n'ai pas vu de l'Envoyé d'Allah (PSL) et il n'a pas vu de moi". C'est-à-dire la nudité.

La sociabilité du Prophète

Parmi ce qui fait l'accomplissement de la personne, est sa sociabilité et sa relation bienfaitrice avec sa famille. Le comportement du Prophète d'Allah (PSL), en ce domaine, est proverbial.

Anas ben Mâlik (R.a) dit : "J'ai servi l'Envoyé d'Allah (PSL) pendant dix ans et il ne m'a pas dit une seule fois "ouf", ni d'une chose que je fis, pourquoi l'as-tu faite, ni d'une chose que je ne fis pas, pourquoi l'as-tu délaissée ?"

'Aicha (R.a) dit : "Personne n'avait un meilleur caractère que l'Envoyé d'Allah (PSL). Personne ne l'appelait, parmi ses compagnons ou les gens de sa maison, sans qu'il ne réponde "Me voici vers toi"".

Un de ceux qui le connaissait l'a décrit ainsi : "Il plaisantait avec ses compagnons, se mêlait à eux, s'entretenait avec eux, jouait avec les enfants, les mettait sur son genou. Il répondait à l'appel de libre, de l'esclave, du pauvre, visitait les malades aux endroits éloignés de Médine et acceptait les excuses".

Et il suffit à ce sujet, l'attestation de Son Seigneur Puissant et Majestueux: « C'est par quelque miséricorde de la part d'Allah que tu (Muhammad) as été si doux envers eux ! Mais si tu étais rude, au coeur dur, ils se seraient enfuis de ton entourage. Pardonne-leur donc, et implore pour eux le pardon (d'Allah). Et consulte-les à propos des affaires; puis une fois que tu t'es décidé, confie-toi donc à Allah, Allah aime, en vérité, ceux qui Lui font confiance. » [Coran 3 :159]

La dévotion du Prophète

Le Prophète (PSL)  a dit: "Je demande pardon à Allah dans le jour cent fois" et dans une version "plus de soixante dix fois".

Dans un hadith authentique, d'après Al-Moughira Ben Cho'ba (R.a) qui dit : "Le Prophète (PSL)  se leva en prière au point que ses pieds s'enflèrent. On lui dit : "Toute cette peine, alors qu'il t'a été pardonné de tes fautes passées et futures ? Il répondit : "Ne serais-je pas alors un adorateur reconnaissant ?""

'Aicha (R.a)  rapporte : "L'Apôtre (PSL)  persévérait dans tout ce qu'il faisait. Qui pourrait endurer ce qu'il endurait ? Il jeûnait à tel point qu'on disait : il ne mange pas et ne jeûnait pas, à tel point qu'on disait : il ne jeûne pas. Voulais-tu le voir priant la nuit que tu le voyais et voulais-tu le voir y dormir que tu le voyais".

'Awf ben Mâlik (R.a)  a dit : "J'étais avec le Prophète d'Allah (PSL)  une nuit. Il se brossa les dents, fit ses ablutions, puis se tint debout pour prier et je me mis avec lui. Il commença et récita la sourate "Al-Baqara" (la Vache). Il ne passait à un verset décrivant la miséricorde qu'il s'arrêtât et la demandait, et n'arrivait à un verset décrivant le tourment, qu'il s'arrêtât et demandait à Allah de l'en protéger. Ensuite, il s'inclina et resta ainsi un temps semblable à celui qui fut debout, et disait : "Gloire au Possesseur de la domination, de la royauté, de l'ordre de la création et de la puissance". Puis il se prosterna et dit de même. Ensuite, il se leva et il récita la sourate "Ali 'Imran" (La Famille de Imran). Et ainsi de suite, sourate après sourate, il faisait de même". (Abou Dâwoud)

L'humilité du Prophète

Il lui fut donné (par son Seigneur) de choisir entre être un prophète roi ou un prophète simple adorateur. Et il nous informe que Allah le Très Haut, le récompensa de son choix d'être simple serviteur, en faisant de lui le plus illustre des fils d'Adam, le premier à sortir de terre (ressusciter) et le premier à intercéder. Son choix fut la marque éclatante de son humilité.

Abou Oumêma (R.a) dit : "L'Envoyé d'Allah vint vers nous, appuyé sur un bâton. Alors, nous nous levâmes. Il dit alors : "Ne vous levez pas comme se lèvent les peuples étrangers pour vénérer certains d'entre eux … " Et il ajouta : "Je ne suis qu'un serviteur. Je mange comme mange l'esclave et m'assois comme s'assoit l'esclave".

Ce qui est connu de lui et rapporté par plusieurs de ses compagnons : qu'il montait sur l'âne, prenait en croupe derrière lui sur sa monture, visitait les pauvres, s'asseyait avec les démunis, répondait à l'invitation de l'esclave, s'asseyait parmi ses compagnons, mêlé à eux, prenait une place là où il en trouvait une. On l'invitait à manger du pain d'orge et du beurre rance et il venait.

Il dit aussi : "N'en rajoutez pas à mon sujet comme ont fait les Chrétiens avec le fils de Marie. Je ne suis qu'un adorateur, alors dîtes "l'adorateur d'Allah et son prophète"".

Ce qu'ont rapporté quelques unes de ses épouses : qu'il était dans sa maison au service de sa famille, nettoyait son vêtement, trayait la brebis, raccommodait son habit et ses sandales, se chargeait de son propre service, entretenait la maison, attachait le chameau, lui donnait sa nourriture, mangeait avec le serviteur, pétrissait avec elle la pâte, portait sa marchandise (courses) du marché...

La plaisanterie juste du Prophète

Est-ce que le Prophète (PSL), par sa personnalité éminente, sa mission, la charge de la direction des hommes, plaisantait ? Oui, il plaisantait, mais quelques fois, car ses charges ne lui en laissaient pas le temps. Seulement, quand il plaisantait, il ne disait que la vérité. Il faisait ainsi acte de bienfaisance, en faisant entrer dans le cœur de ses compagnons la gaieté et en s'amusant avec leurs enfants pour les distraire et les divertir.

Anas ben Mâlik (R.a) dit : "Un homme vint voir le prophète (PSL) et lui demanda de quoi être transporté, un chameau ou autre monture. Il lui répondit : "Nous te porterons sur l'enfant de la chamelle".
"Envoyé d'Allah, que ferais-je avec le petit de la chamelle ?"
"Est-ce que les chameaux n'engendrent pas que des chameaux ?" dit alors l'Envoyé d'Allah (PSL)."

No'man Ben Bechir (R.a) rapporte : "Abou Bakr demanda au Prophète (PSL) à entrer et entendit alors 'Aicha (sa fille) élever la voix à celle de l'Envoyé d'Allah (PSL). Lorsqu'il entra, il voulut la corriger et dit : "Est-ce que je te vois lever la voix sur celle de l'Envoyé d'Allah ?" L'Apôtre s'interposait alors à lui puis, Abou Bakr sortit irrité.
"Comment trouves-tu la façon par laquelle je t'ai épargné de l'homme ?" dit à 'Aicha l'Envoyé d'Allah (PSL). Quelques jours après, Abou Bakr demanda à s'introduire chez le Prophète (PSL)  et les trouva les deux, en accord. "Mêlez-moi à votre paix, comme vous m'avez mêlé à votre guerre !"
"Volontiers ! Volontiers !" dit le Prophète (PSL).

Hasan Al-BaSri (R.a)  rapporte qu'une femme vient s'enquérir de son époux. L'Apôtre (PSL)  lui dit alors : "Ton époux qui a dans l'œil du blanc ?" Elle pleura alors, pensant que son mari devint aveugle. Elle fut alors informée qu'il n'y avait pas d'œil sans blanc.

La miséricorde du Prophète

Une bienfaisance universelle, pour toutes les créatures: « Et Nous ne t'avons envoyé qu'en miséricorde pour l'univers » [Coran 21 :107], et une miséricorde particulière pour les croyants. « Certes, un Messager pris parmi vous, est venu à vous, auquel pèsent lourd les difficultés que vous subissez, qui est plein de sollicitude pour vous, qui est compatissant et miséricordieux envers les croyants. » [Coran 9:128]

Lorsque son peuple (Qoreych) le démentit, Gabriel vint lui dire : "Allah le Très Haut a entendu ce que t'a dit ton peuple et comment ils t'ont répondu. Il a ordonné à l'ange des montagnes de servir tes volontés à ton sujet. L'ange des montagnes l'appela alors et le salua, puis dit : "Ordonne-moi ce que tu veux, et si tu le désires, je ferai effondrer sur eux les deux montagnes (entre la Mecque et Mina)". Le Prophète (PSL) dit alors :"Non, j'espère plutôt qu'Allah fasse surgir de leur descendance qui adore Allah uniquement, sans rien Lui associer".

'Aicha (R.a) monta sur un chameau rétif. Elle se mit alors à le faire aller et venir, pour le contraindre, si bien qu'il peina. L'Envoyé d'Allah (PSL) lui dit : "Avec douceur, ô 'Aicha !"

Il disait : "Ne me rapportez rien sur quiconque de mes compagnons, car je veux venir vers vous, le cœur serein".

Un bédouin vint lui demander quelque chose. Il lui donna et dit ensuite : " Est-ce que j'ai bien agi avec toi ? " Non, dit le bédouin, nullement ! "
Les musulmans furent alors irrités de ce qu'il dit et allèrent vers lui pour le frapper pour son inconduite envers l'Envoyé d'Allah (PSL). Celui-ci leur fit signe de se retenir puis, se leva, entra dans sa maison, envoya chercher le bédouin (ou lui fit apporter) et lui ajouta de l'aumône. Puis, il lui dit : "Ai-je bien agi ?"
- "Oui, répondit l'homme. Allah te récompensera largement !"
- "Tu viens de dire cela, dit l'Envoyé d'Allah (PSL) mais mes compagnons ressentent encore cela (que tu as dit avant). Si tu le veux, tu diras devant eux ce que tu viens de me déclarer afin que ce qui est dans leurs cœurs contre toi se dissipe". L'homme répondit oui et lorsque vint le lendemain, ou le soir, l'Apôtre dit : "Ce bédouin a dit ce qu'il a dit puis, nous lui donnâmes plus. Il prétendit alors qu'il en était satisfait. En est-il ainsi ?"
- "Oui, affirma le bédouin, Allah te récompense largement ! "
L'Envoyé d'Allah (PSL) dit alors : "Mon exemple avec lui est à la ressemblance d'un homme dont la chamelle s'enfuit. Les gens la suivirent, mais cela ajoutait à son éloignement. Alors, son propriétaire les appela : laissez entre moi et ma chamelle, je suis plus doux avec elle et la connais mieux. Il se dirigea au devant d'elle, ramassa pour elle de l'herbe, se la concilia jusqu'à ce qu'elle vint et se mit à terre. Alors, il y posa ses affaires et la monta. Et si je vous avais laissé faire, lorsque dit l'homme ce qu'il dit, et que vous l'eûtes tuée, il serait entré en enfer".

La fidélité du Prophète

AbdAllah ben Abou al-Hamsâ rapporte : "Je conclus une vente avec l'Apôtre (PSL) avant la Révélation. Il restait quelque chose à lui devoir et m'engageai à le lui apporter à la place où il se trouvait. Mais, j'oubliai et ne m'en rappelai qu'après trois jours. Je revins alors et le trouvai à sa place. Il dit : "Jeune homme, tu m'as éprouvé. Je suis ici depuis trois jours à t'attendre"".

Le même fait s'est produit pour son ancêtre Ismaël qui lui a valu l'éloge d'Allah le Très Haut : « Et mentionne Ismaël, dans le Livre. Il était fidèle à ses promesses; et c'était un Messager et un prophète. Et il commandait à sa famille la prière et la Zakat; et il était agréé auprès de son Seigneur. » [Coran 19:54]

Anas ben Mâlik (R.a) a dit : "Lorsqu'on offrait au Prophète quelque chose, il disait : "Allez avec cela à la maison d'une telle. Elle est une amie de Khadidja, elle aimait Khadidja"". (Al-Boukhâri)

Abou Tofeyl (R.a) rapporte : "Je vis l'Apôtre alors que j'étais un jeune garçon. Une femme vint et s'approcha de lui. Il étendit pour elle, sur le sol, son vêtement d'épaule et elle y prit place. Je dis alors : "Qui est-elle ?"
- "Sa mère (par le lait) qui l'a allaité" me répondit-on".

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Commentaires (4)

1. Koulibaly Abdallah 04/08/2017

Tres cool j'aime beaucoup

2. Mehdi 28/02/2011

Magnifique !

3. abdoullah 31/12/2010

wafiiki amine

4. Sofia 28/12/2010

Jazakum ALLAHU khayran

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